samedi 15 février 2014

Nouvelle méthode de pose du pont

Bon, le coup des sangles n'a pas été concluant, retour à la méthode "classique" pour le petit kayak. Évidemment, la courbure du pont avant sera plus simple car le pont de ce peti kayak est en cp de 3 mm et non 4.
Le kayak est préparé en rabotant les lisses en bois avec la bonne convexité. Avant de poser le pont, j'ai vite percé les pointes pour faire passer les cordages des poignées.



Ensuite on découpe la plaque de 250x120 en deux morceaux adaptés mais avec une marge assez importante (environ 5cm), pose à blanc pour voir.





 Ensuite collage avec ... des clous de marine, à l'ancienne. Ce sont des clous en bronze avec des anneaux concentriques qui maintiennent le clou en place. assez stressant car il faut bien viser, mais beaucoup plus simple que la méthode avec des sangles.

Et voilà le résultat:








Ensuite on met le kayak à l'envers pour remplir avec de l'epoxy liquide les parties qui ont un petit jour.












mardi 11 février 2014

Hiloire fini, préparation pour le vernissage, on approche de la finition

À fond jusque tard dans la nuit pour préparer la pose du pont du petit kayak qui avance bien vite.
Pose des cale-pieds sur les inserts   qui ont été stratifiés il y a deux jours. Il faut limer, meuler ajuster ... Ouf c'est rentré, serré, boulonné. Pour ensuite positionner le renfort de pont qui s'ajuste impeccablement. Collé à l'epoxy.

Je profite de cette colle epoxy pour poser les lèvres des couvercles de trappes sur mon kayak.

Il est bien tard, une nuit de séchage, et le lendemain, ponçage, ponçage et ponçage.






Plus qu'à ajouter deux couches d'epoxy liquide sur les lèvres et sur l'hiloire, la coque et le pont sont poncés. Quelques raccords et le vernissage est en vue.

Sur le petit kayak c'est la course: vite je coule les renforts sur les pointes avant et arrière. Je surveille le mélange qui chauffe très fort (> 70 °C), c'est brûlant, ça fume! De plus les cales pour empêcher l'epoxy de se répandre supportent mal la chaleur. Je surveille et scotche partout. Avec la chaleur il y a une forte dilatation, ça veut déborder, je veille.




En deux heures c'est dur et sec. Ponçage, et rabotage des bordées de renfort pour préparer la pose du pont. Une rude et longue journée.



dimanche 9 février 2014

Hiloire, trappes, coque ok mais couvercles de trappes ratés, re-ratés, re-re-ratés ...

Le petit kayak a eu ses 3 couches d'epoxy, et le résultat est sympa. Donc c'est simple: on commence par rater un premier kayak, et après ça va mieux.  On appelle ça l'expérience.


Ensuite percement des trappes avant et arrière, et pose des renforts de trappe:





Pour percer les trappes, je trace (!), je fais un trou à l'intérieur du tracé pour faire passer la scie sauteuse. Au percement, j'entends un pop important du genre bouchon de champagne qui saute. En fait le caisson est complètement étanchéifié par l'epoxy, et la pression interne devait être assez importante avec les températures variées.


L'hiloire a été préparé à part: les différentes épaisseurs ont été collées entre elles, mises en forme sur le pont, déposées, poncées. Tout est prêt.



C'est parti: on ne pourra pas dire qu'il manquait de serre-joints.
Nettoyage de la colle epoxy qui dépasse, réalisation d'un petit joint congé au doigt (avec gant quand même).

J'avais préparé les couvercles de trappes suivant les plans. Ben c'est pas top du tout. Le couvercle arrière s'adapte parfaitement, mais l'avant n'adhère pas bien au pont. Pas grave, j'en refais un, en même temps que je prépare ceux du petit kayak. Tiens bizarre: les couvercles sont identiques en épaisseur et en forme, mais il y a 3 pièces de contrainte de courbure au lieu de deux sur le plan du petit kayak.


Je refais deux couvercles avec ces 3 pièces:




Oui mais voilà:


Ça devrait coller parfaitement sur la courbure de rayon 16", et bien non! Comme je n'ai plus assez de CP en 4mm, je défais.





Je referai dès que possible en courbant un peu plus et en serrant fort au collage. À suivre.

J'ai posé les cale-pieds sur le petit kayak. La notice, que j'avais respectée scrupuleusement sur mon kayak, indiquait de poser la platine arrière du cale-pied à environ 98 cm de la cloison arrière. Avec 37 cm de longueur des cale-pieds il me restait plein de place à l'avant des cale-pieds jusqu'à la cloison avant. Mais ... sur le petit kayak, la distance entre les deux cloisons est de 124 cm.

Bref tout ça pour dire que le petit kayak est vraiment ... petit. On avait mesuré la distance entre le dos de Cathy et ses pieds en position de pagayage: 105 cm, ça va rentrer juste. Cale-pieds positionnés le plus devant possible:


Normalement, pour mon kayak,  je n'ai plus qu'à poser les "lèvres" sur les ouvertures de trappes (pour assurer une meilleure étanchéité). Et après ... finitions variées avec le vernissage de la coque et du pont, pose du siège, des cale-hanches, du dossier, de la ligne de vie et des sandows de pont. Ouch, pas encore le bout du tunnel.

dimanche 2 février 2014

Victoire! La stratification sans bulles, enfin.

À Molières sous l'Aigoual, il fait un temps épouvantable: pluie, pluie, pluie voire neige. 10 ° dans la maison. Et j'ai en vue de stratifier la coque du petit kayak. J'appréhende.
D'abord couper ce qui dépasse des agrafes:



On voit que par endroits la jointure entre les planches de la coque n'est pas au top, mais on verra comment ça s'arrange très joliment:






Ensuite poncer pour arrondir les arêtes entre les planches, puis du ruban adhésif de protection  pour l'étape de remplissage avec de l'epoxy épaissie des vides entre les planches:




 Le résultat final après ponçage:






Impressionnant, non?

Ensuite on s'approche de l'étape délicate. Je mets les deux radiateurs électriques à fond pendant deux heures. Puis découpe du tissu:


J'ai diminué fortement la puissance des radiateurs, passé l'epoxy. Angoisse ... et le lendemain matin, impeccable, pas une bulle. Ouf. Donc je répète le mantra: Température descendante. Toujours.

Ah oui, un autre détail: impressionnés par les récits du net, on avait stratifié avec les squegees, qui permettent de racler l'epoxy en surplus. Mais on avait raclé si sérieusement qu'à mon avis la couche d'epoxy était insuffisante pour bien coller le tissu. Maintenant, j'accélère à fond en étalant largement, en éliminant l'epoxy qui coule, mais sans plus.

Du coté du grand kayak, les cloques du pont ont été poncées, restratifiées, deux couches d'epoxy. Résultat assez sympa, même si on peut distinguer les raccords, à la loupe (au flash)


Ensuite je mets en place l'hiloire, sans la coller directement au pont. Ce sera assez long, il y a 4 épaisseurs en cp 6mm. On met une couche de protection plastique, puis on colle les épaisseurs 1 et 2, on laisse durcir, on colle l'épaisseur 3, on laisse durcir, on colle la partie supérieure. Et on ressort le tout qui aura pris la forme courbée du pont, et va la garder.

Le but: pouvoir poncer tout ça tranquillement. On collera sur le pont un hiloire bien poncé.


dimanche 12 janvier 2014

Le petit kayak avance bien

Après mes déboires de bulles, j'ai poncé pendant des heures, restratifié sur les parties cloquées, séchage à température basse et descendante. Impeccable. Deuxième couche dans la foulée.

En attendant sagement que ça durcisse bien pour poncer la coque (ça fera disparaitre les rustines comme ci-dessus), nous avons mis en place la coque du kayak de Cathy. Il est vraiment petits, des cotés très fins et une courbure difficile à mater avec la couture au fil de cuivre.



On a bien bataillé pour avoir un aspect convenable. L'expérience de la première coque est essentielle: pas la peine de trop se prendre le choux, tout va se lisser au ponçage.

Retournement, insertion des cloisons, et ce coup là pas en 2 heures, mais en 5 minutes (je force un peu et ça rentre, point barre).


Ensuite on corrige le vrillage, là encore en 5 minutes. Ah l'expérience.

Découpe des tissus de renfort, joints congés (une bonne journée de travail), et mise à l'abri (pas de chauffage = pas de bulles!)




samedi 4 janvier 2014

Bullage lors de la stratification (bis): y-arriverais-je un jour?

Bon, la pédagogie est l'art de la répétition, ça je le sais. Mais j'ai un peu tendance à oublier. Donc l'horreur bis: Soit un pont parfaitement poncé (120 puis 180 puis 400!)

Ensuite découpe du tissu et positionnement:



Puis passage de l'epoxy avec le squeegy, résultat nickel. Tout va bien, il est bien tard, une bonne nuit de sommeil et au réveil ... la vraie cata:






J'ai vite découpé les bulles avant que ça ne durcisse trop, et je me suis calmé sur le kayak de Cathy qui avance bien.
Les découpes de la coque sont faites, péniblement (Cathy devait traduire en cm les mesures en pouces. Mais elle n'a pas capté que lorsque le concepteur écrivait 3 - 15/16 " il fallait bien lire 3 pouces et 15/16 et non 3 pouces moins 15/16. Heureusement la forme obtenue piquait un peu les yeux dans ses discontinuités.)

Les lisses sont collées assez péniblement, vu la courbure forte de ce petit kayak.

Bon, maintenant la morale de l'histoire, que j'avais déjà lue sur un forum:


Les bulles ne viennent JAMAIS d'un manque d'imprégnation ou d'un mauvais ébullage pendant l'imprégnation : c'est le bois qui « dégaze « à NE JAMAIS JAMAIS JAMAIS stratifier quand la température MONTE, seulement quand elle descent. Grosse merde quand ca se produit et impossible d'éviter les bulles meme en les crevant, lissant, tamponant, jusqu'a la prise de la résine.
 Donc la prochaine stratification: chauffer à fond pendant 2 heures, bâches fermées. On atteint 30°C. Puis stratifier bâches ouvertes et refermer les bâches sans chauffage. À tester.

Pour corriger mes cratères, pas beaucoup de solutions: je vais poncer les bords de chaque cratère découpé. Compter 2 bonnes heures. Appliquer des rustines en tissu, passer l'epoxy. Compter 2 heures. Attendre 24 heures voire plus que tout ça durcisse bien. Poncer finement. Compter 3 ou 4 heures. Et enfin passer à la deuxième couche d'epoxy.